SAISON 13 | 14 AMOUR ET PIANO


© Pierre Grosbois
PRÉSENTATION
Lucile, jeune fille de bonne famille, obéissante et bien élevée, attend son nouveau professeur de musique en faisant ses gammes. Jeune provincial ayant un peu de fortune, Edouard, cherche, pour se lancer dans le monde, une actrice à entretenir afin d’avoir « une liaison qui [le] pose ». Pensant arriver chez la Dubarroy, une actrice à la mode, il frappe à la porte de Lucile. Ce qui doit arriver arrive : Lucile prend Edouard pour le professeur. Edouard prend Lucile pour la cocotte. S’ensuit une leçon de piano épique…
Amour et piano est l’une des premières pièces de Feydeau. La brillante mécanique qui fit la renommée de l’auteur y est déjà en place, teintée d’une nonchalante insolence. Marie Potonet la met en scène avec légèreté et un peu d’irrévérence, mettant plus particulièrement en avant la question de l’éducation des filles. La pièce est ainsi précédée d’un Guide pour bien se marier inspiré des manuels du XIXe siècle. La pénible et respectable leçon de piano se transforme en moment de folie douce. Détournant les codes de l’éducation bourgeoise, la pièce bascule dans l’étrangeté. Malgré tout la bonne volonté de Lucile, le cours de musique ne sera pas pris. Les jeunes gens rêveurs découvriront autre chose... Forme légère jouable hors les murs, Amour et piano promène deux comédiens accompagnés d’un étrange piano à bascule. Boite à jouer un peu folle, piano mécanique qui se démantibule au fur et à mesure de l’avancée de la pièce, ce piano, emblème de la bonne éducation, instrument respectable s’il en est, se met à produire des sons de plus en plus improbables à l’image du délicieux délire qui s’empare des personnages. L’humain triomphe alors de la mécanique et de la pesanteur des règles établies.
Amour et piano est l’une des premières pièces de Feydeau. La brillante mécanique qui fit la renommée de l’auteur y est déjà en place, teintée d’une nonchalante insolence. Marie Potonet la met en scène avec légèreté et un peu d’irrévérence, mettant plus particulièrement en avant la question de l’éducation des filles. La pièce est ainsi précédée d’un Guide pour bien se marier inspiré des manuels du XIXe siècle. La pénible et respectable leçon de piano se transforme en moment de folie douce. Détournant les codes de l’éducation bourgeoise, la pièce bascule dans l’étrangeté. Malgré tout la bonne volonté de Lucile, le cours de musique ne sera pas pris. Les jeunes gens rêveurs découvriront autre chose... Forme légère jouable hors les murs, Amour et piano promène deux comédiens accompagnés d’un étrange piano à bascule. Boite à jouer un peu folle, piano mécanique qui se démantibule au fur et à mesure de l’avancée de la pièce, ce piano, emblème de la bonne éducation, instrument respectable s’il en est, se met à produire des sons de plus en plus improbables à l’image du délicieux délire qui s’empare des personnages. L’humain triomphe alors de la mécanique et de la pesanteur des règles établies.
GEORGES FEYDEAU
Georges Feydeau, né à Paris en 1862, se tourne très tôt vers le monde des lettres. Encouragé par Eugène Labiche, auteur de vaudevilles célèbres, il écrit deux comédies, Le Diapason et Amour et piano, ainsi que des monologues. A 25 ans, il fait jouer au Théâtre de la Renaissance sa première grande pièce Tailleur pour dames fort bien accueillie. C'est en 1892, avec Monsieur Chasse qu'il atteint le grand succès qui ne se démentira plus pendant toute sa carrière, à travers une production très abondante (une pièce par an). Feydeau a renouvelé le genre du vaudeville par une étude plus approfondie des caractères, dans une série d’œuvres qui ne cesseront pas d’être reprises et de faire rire comme Champignol malgré lui (1892) ou Occupe toi d'Amélie (1908).
Il aborde la vraie comédie dans Le bourgeon (1906) et La main passe (1907), mais c’est dans ses pièces en un acte, farces conjugales bâties avec des moyens volontairement rudimentaires – personnages banals, absence d’intrigue –, qu’une gaieté débordante se dégage de l’enchaînement des quiproquos et des mots d’esprit : Feu la mère de Madame, On purge bébé (1910), Mais n’te promène donc pas toute nue ! (1912). Rapidement, Feydeau fait l’unanimité des critiques. « Personne, dans l’époque contemporaine, n’a eu aussi naturellement et spontanément que lui la vertu comique, mais son originalité est d’avoir réussi à donner, par la truculence bouffonne de la charge, une vérité psychologique, une image suggestive de la vie » (Michel Mourre).
Cet observateur de la société, qui a fait rire le public de la Belle Époque, finit ses jours tristement. Atteint par la syphilis qui provoque chez lui des troubles psychiques graves, il est interné en 1919 et meurt deux ans après.
Il aborde la vraie comédie dans Le bourgeon (1906) et La main passe (1907), mais c’est dans ses pièces en un acte, farces conjugales bâties avec des moyens volontairement rudimentaires – personnages banals, absence d’intrigue –, qu’une gaieté débordante se dégage de l’enchaînement des quiproquos et des mots d’esprit : Feu la mère de Madame, On purge bébé (1910), Mais n’te promène donc pas toute nue ! (1912). Rapidement, Feydeau fait l’unanimité des critiques. « Personne, dans l’époque contemporaine, n’a eu aussi naturellement et spontanément que lui la vertu comique, mais son originalité est d’avoir réussi à donner, par la truculence bouffonne de la charge, une vérité psychologique, une image suggestive de la vie » (Michel Mourre).
Cet observateur de la société, qui a fait rire le public de la Belle Époque, finit ses jours tristement. Atteint par la syphilis qui provoque chez lui des troubles psychiques graves, il est interné en 1919 et meurt deux ans après.
DISTRIBUTION
De Feydeau | Mise en scène Marie Potonet
Accessoires et costumes Hélène Kritikos | Sons Strigall | Conception du piano démontable Ateliers du CDNA | Réalisation des costumes Ateliers du CDNA
Avec Alice Le Strat et Grégoire Tachnakian
Production Centre dramatique national des Alpes – Grenoble
Accessoires et costumes Hélène Kritikos | Sons Strigall | Conception du piano démontable Ateliers du CDNA | Réalisation des costumes Ateliers du CDNA
Avec Alice Le Strat et Grégoire Tachnakian
Production Centre dramatique national des Alpes – Grenoble