SAISON 11 | 12 WOYZECK

© Pierre Grosbois

© Pierre Grosbois
WOYZECK
Deux hommes jouent aux cartes. L’un est tranquille, l’autre pas. L’« intranquille », c’est Woyzeck, pauvre soldat, brave amoureux de Marie. Autour de lui commence bientôt une ronde de personnages plus ou moins amicaux ou menaçants. Le docteur et le capitaine font des expérimentations. Marie danse avec le tambour major… Woyzeck parle peu. Il ne maîtrise rien. De hauts murs implacables l’entourent. Le destin guette.
Georg Büchner a vingt-trois ans lorsqu’il commence à écrire Woyzeck. Mais la fièvre le surprend. Il meurt sans pouvoir terminer sa pièce. Il en reste des fragments étranges et magnifiques que les metteurs en scène de tous les pays assemblent et désassemblent pour raconter leur Woyzeck.
Georg Büchner a vingt-trois ans lorsqu’il commence à écrire Woyzeck. Mais la fièvre le surprend. Il meurt sans pouvoir terminer sa pièce. Il en reste des fragments étranges et magnifiques que les metteurs en scène de tous les pays assemblent et désassemblent pour raconter leur Woyzeck.
NOTE D'INTENTION
Jacques Osinski a choisi la traduction précise de Stéphane Braunschweig (qui monta lui même plusieurs fois la pièce) pour nous donner sa vision de la pièce. Salué à sa création en 2009 dans le cadre de La Trilogie de l’errance qui regroupait Woyzeck, Dehors devant la porte et Un Fils de notre temps, le spectacle est aujourd’hui repris pour une tournée qui le mènera de Grenoble au Théâtre National de Strasbourg. Vincent Berger y campe un Woyzeck opaque et touchant, seul parmi les autres, errant sous les murs écrasants imaginés par le scénographe Christophe Ouvrard. À ses côtés Delphine Cogniard est une Marie terrienne et maternelle, tranquillement lumineuse. Autour d’eux grouille tout un monde incarné par Arnaud Simon, Stanislas Sauphanor, Baptiste Roussillon, Jean-Marie Frin, Frédéric Cherboeuf et Alice Le Strat. Jacques Osinski tire la pièce jusqu’à l’épure. Ensemble, ils nous racontent une histoire simple d’où s’échappent des bribes d’humanité.
LA PRESSE
“Un spectacle d’une pureté tragique exceptionnelle qui s’appuie sur la traduction sans peur de Stéphane Braunschweig. C’est un travail d’une intelligence radieuse. Lignes claires, âmes sombres, musicalité d’une éblouissante précision de huit interprètes subtils à saluer. Un jeu à hauteur de ciel et d’enfer.”
Armelle Héliot, Le Figaro
Armelle Héliot, Le Figaro
GEORG BÜCHNER
Georg Büchner eut une trajectoire fulgurante. Lorsqu’il meurt, inconnu, à vingt-trois ans, il vient d’être promu professeur à l’université. Il a étudié la philosophie et possède une formation scientifique extrêmement solide. Il a traduit Victor Hugo, écrit un récit et trois pièces… Aucune de ses pièces n’a été jouée de son vivant. Elles sont aujourd’hui devenues des classiques qui nous parlent avec une force que, selon les mots de Marthe Robert, leur époque était “sans doute loin de soupçonner”. Il a à peine dix-sept ans quand la révolution française de 1830 éclate : comme beaucoup de jeunes allemands, il s’enthousiasme pour les idées de liberté. Il fréquente les groupes d’opposition républicains.
En 1833, il revient en Hesse, à l’université de Gießen. Avec le pasteur Weidig, l’un des moteurs des cercles activistes, il rédige Le Messager hessois, journal révolutionnaire portant en exergue « Paix aux chaumières ! Guerre aux Palais ! » destiné à être distribué aux paysans. Au printemps 1834, il fonde une Société des droits de l’homme, organisation à visée révolutionnaire.
A l’automne, étudiant l’histoire de la Révolution française, il écrit La Mort de Danton. Sous le coup d’un mandat d’arrêt, il s’enfuit de la Hesse et trouve refuge à Strasbourg. Il se lance dans la traduction de Marie Tudor et de Lucrèce Borgia de Victor Hugo. Il entame Lenz, sa seule œuvre en prose, description d’un esprit entraîné vers la folie. Ses études le mènent à des recherches universitaires en biologie. En 1836, il achève sa thèse qui porte sur le système nerveux du barbeau. Il rédige alors sa comédie Léonce et Léna et débute Woyzeck qui restera inachevée. Il devient docteur à l’université de Zürich, où il décide de résider.
Le 2 février 1937, Georg Büchner tombe malade. Une fièvre prise au début pour un simple refroidissement s’avère être le typhus. Il meurt le 21 février 1837. En quelques œuvres, il aura eu le temps de marquer profondément la littérature allemande.
En 1833, il revient en Hesse, à l’université de Gießen. Avec le pasteur Weidig, l’un des moteurs des cercles activistes, il rédige Le Messager hessois, journal révolutionnaire portant en exergue « Paix aux chaumières ! Guerre aux Palais ! » destiné à être distribué aux paysans. Au printemps 1834, il fonde une Société des droits de l’homme, organisation à visée révolutionnaire.
A l’automne, étudiant l’histoire de la Révolution française, il écrit La Mort de Danton. Sous le coup d’un mandat d’arrêt, il s’enfuit de la Hesse et trouve refuge à Strasbourg. Il se lance dans la traduction de Marie Tudor et de Lucrèce Borgia de Victor Hugo. Il entame Lenz, sa seule œuvre en prose, description d’un esprit entraîné vers la folie. Ses études le mènent à des recherches universitaires en biologie. En 1836, il achève sa thèse qui porte sur le système nerveux du barbeau. Il rédige alors sa comédie Léonce et Léna et débute Woyzeck qui restera inachevée. Il devient docteur à l’université de Zürich, où il décide de résider.
Le 2 février 1937, Georg Büchner tombe malade. Une fièvre prise au début pour un simple refroidissement s’avère être le typhus. Il meurt le 21 février 1837. En quelques œuvres, il aura eu le temps de marquer profondément la littérature allemande.
DISTRIBUTION
De Georg Büchner ||||| Mise en scène Jacques Osinski ||||| Traduction Stéphane Braunschweig ||||| Scénographie et costumes Christophe Ouvrard ||||| Lumières Catherine Verheyde ||||| Collaboration artistique Alexandre Plank ||||| Construction des décors ateliers du CDNA ||||| Réalisation des costumes ateliers du CDNA ||||| Avec Vincent Berger | Frédéric Cherboeuf | Jean-Claude Frissung | Delphine Hecquet | Alice Le Strat | Baptiste Roussillon | Stanislas Sauphanor | Arnaud Simon
Production Centre dramatique national des Alpes - Grenoble ||||| Coréalisation MC2: Grenoble ||||| Avec la participation artistique du Jeune théâtre National
Production Centre dramatique national des Alpes - Grenoble ||||| Coréalisation MC2: Grenoble ||||| Avec la participation artistique du Jeune théâtre National