SAISON 11 | 12 LA PETITE SIRÈNE

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© Pierre Grosbois

LA PETITE SIRÈNE

C’est une histoire simple que l’on croit tous connaître mais qu’on oublie parfois, inondés que nous sommes par les versions successives qui nous ont été racontées depuis qu’en 1835 l’étrange danois Hans Christian Andersen l’a écrite. Bercée par les histoires que sa grand-mère lui raconte, la petite sirène rêve au monde des hommes. Elle rêve aussi, et peut-être surtout, de ne jamais mourir et d’avoir une âme immortelle comme en ont, pense-t-elle, les humains. Le jour où elle sauve le prince de la noyade, elle tombe éperdument amoureuse de lui. La voici prête à tout pour devenir humaine. Mais le prince la regardera-t-il un jour ?

NOTE D'INTENTION

Une petite sirène, sa grand-mère, un prince et une sorcière… Quatre personnages et un décor qui change au gré des transformations de la sirène : les ingrédients sont réunis pour une adaptation simple et belle, inattendue parfois, du célèbre conte dans laquelle on n’oublie pas de poser des questions. Dans cette version fidèle au conte d’Andersen, à sa mélancolie, à sa fin ambiguë mais aussi à son humour, Marie Potonet et Jean-Claude Gallotta font se rencontrer le théâtre et la danse, enveloppés par la musique de Strigall. Deux sirènes comédiennes contemplent un prince danseur à jamais inaccessible. Ensemble, ils racontent une histoire qui dit la difficulté et le bonheur de grandir, la nécessité du changement. Créé en 2010, le spectacle n’a depuis cessé de tourner. Une transposition nette du conte du maître danois où la beauté des images ne fait pas oublier le second degré et où domine la quête de l’absolu.

HANS CHRISTIAN ANDERSEN

Hans Christian Andersen naît à Odense au Danemark en 1805. Orphelin à quatorze ans, il part seul et sans ressources à Copenhague pour y chercher fortune. Il décide d’écrire pour le théâtre. Ses premiers essais sont refusés à cause du manque d’instruction de leur auteur. Un notable le prend sous son aile, lui permettant ainsi de faire des études. En 1831, il entreprend son premier voyage à l’étranger. Voyager devient dès lors chez lui une passion et une nécessité. Au total, il passera presque neuf ans de sa vie en dehors du Danemark. En 1835, son roman L’Improvisateur, lui assure la célébrité. Un premier volume de Contes paraît également la même année. Andersen n’y attache pas grande importance. Pourtant ce volume sera suivi par beaucoup d’autres (presque un chaque année). Outre les Contes, Andersen a publié de nombreux romans (Un simple sonneur, Être ou ne pas être…), poèmes et récits de voyages (Le Bazar d’un poète). Très attaché au théâtre, il publiera et fera jouer de nombreuses pièces. Il interprétera sa vie à la manière d’un beau conte dans ses autobiographies successives. Il intitulera d’ailleurs l’une d’elle Le Conte de ma vie. Il meurt le 4 août 1875.

DISTRIBUTION

D’après Hans Christian Andersen lllll Adaptation et mise en scène de Marie Potonet lllll Chorégraphie Jean-Claude Gallotta lllll Musique Strigall lllll Scénographie et Costumes Christophe Ouvrard lllll Lumières Catherine Verheyde lllll Construction du décor Ateliers du CDNA lllll Réalisation des costumes Ateliers du CDNA lllll Avec Emmanuelle Lepoutre | Stéphane Vitrano | Lise Werckmeister

Production Centre dramatique national des Alpes - Grenoble lllll Coproduction Centre chorégraphique national de Grenoble – Jean-Claude Gallotta | Théâtre Jean Vilar - Bourgoin-Jallieu lllll Coréalisation MC2 : Grenoble lllll Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National