SAISON 09 | 10 LA PETITE SIRÈNE



“Grand-mère, parle-moi du monde des hommes. Est-il vrai que là-haut les fleurs ont un parfum, que les forêts sont vertes et que les poissons chantent ? ”

LA PETITE SIRÈNE

C’est peut-être la plus connue des histoires d’Andersen. C’est peut-être aussi la plus ignorée tant elle a été adaptée au point de ne plus ressembler que de très loin à l’original. Marie Potonet a choisi de retourner à la source : l’histoire qu’elle va nous raconter sera bien celle qu’a imaginée Andersen, une plongée dans l’univers si personnel du poète scandinave où la fantaisie la plus éclatante se mêle à une mélancolie diffuse, où le merveilleux le dispute à l’ironie, l’intelligence au rêve. L’histoire de la Petite Sirène telle que l’a écrite Andersen n’est pas une histoire d’amour (jamais le prince ne tombe amoureux), c’est celle d’un rêve et c’est bien plus fort qu’une histoire d’amour. Pour dire ce rêve au théâtre, le CDNA et le CCNG se sont associés.

NOTE D'INTENTION

Au travers de deux comédiennes-sirènes, le monde du théâtre tentera de séduire celui de la danse incarné par les chorégraphies de Jean-Claude Gallotta. Deux mondes se font face, s’attirent l’un l’autre mais ne se rencontrent pas. Tout est inversé : Les sirènes sont quotidiennes, les humains merveilleux. Les femmes-poissons ont une robe-queue qui les entrave et empêche le mouvement. Elles rêvent au monde des hommes. Au-dessus d’elles, le monde des humains est une étendue plane, sans obstacle, un espace de liberté où le corps peut se déployer. C’est dans cet espace qu’évolue le prince : un danseur, être idéal, inaccessible et toujours en mouvement, qui s’échappe toujours. Au cœur du conte, il y a la plus grande peur des hommes, celle de la mort, à laquelle tout enfant doit un jour faire face, et un constat, celui de la différence.

De toutes celles qu’il a inventées, l’histoire de la Petite Sirène est peut-être celle qui reflète le plus la vie d’Hans Christian Andersen, poète qui toute sa vie rêva d’amour sans jamais le connaître, qui toute sa vie rêva de théâtre sans y rencontrer le succès qu’il connaissait ailleurs. De là sans doute, vient cette impression tenace d’humanité et de sincérité qu’elle dégage. Le conte de la Petite Sirène dit à la fois l’irréalité du rêve et la nécessité de croire en lui, la douleur de grandir et l’impossibilité d’une enfance éternelle. C’est pour cela qu’il est de ceux qui aident les petites filles à grandir mais aussi de ceux dont les adultes se souviennent le plus. Il parle de cette frontière floue de l’adolescence où les enfants doivent faire un choix : celui de devenir adulte.

HANS CHRISTIAN ANDERSEN

Hans Christian Andersen naît à Odense au Danemark en 1805. Orphelin à quatorze ans, il part seul et sans ressources à Copenhague pour y chercher fortune. Il décide d’écrire pour le théâtre. Ses premiers essais sont refusés à cause du manque d’instruction de leur auteur. Un notable le prend sous son aile, lui permettant ainsi de faire des études. En 1831, il entreprend son premier voyage à l’étranger. Voyager devient dès lors chez lui une passion et une nécessité. Au total, il passera presque neuf ans de sa vie en dehors du Danemark. En 1835, son roman L’Improvisateur, lui assure la célébrité. Un premier volume de Contes paraît également la même année. Andersen n’y attache pas grande importance. Pourtant ce volume sera suivi par beaucoup d’autres (presque un chaque année). Outre les Contes, Andersen a publié de nombreux romans (Un simple sonneur, Être ou ne pas être…), poèmes et récits de voyages (Le Bazar d’un poète). Très attaché au théâtre, il publiera et fera jouer de nombreuses pièces. Il interprétera sa vie à la manière d’un beau conte dans ses autobiographies successives. Il intitulera d’ailleurs l’une d’elle Le Conte de ma vie. Il meurt le 4 août 1875.

DISTRIBUTION

D’après Hans Christian Andersen lllll Adaptation et mise en scène de Marie Potonet pour deux comédiennes et un danseur lllll Chorégraphie Jean-Claude Gallotta lllll Avec Emmanuelle Lepoutre | Lise Werckmeister | Stéphane Vitrano lllll Scénographie et Costumes Christophe Ouvrard lllll Lumières Catherine Verheyde lllll Musique Strigall lllll Construction du décor Atelier du CDNA lllll Réalisation des costumes Atelier du CDNA

Production Centre dramatique national des Alpes - Grenoble lllll Coproduction Centre Chorégraphique national de Grenoble – Jean-Claude Gallotta | Théâtre Jean Vilar - Scène Rhône Alpes – Bourgoin-Jallieu lllll Coréalisation MC2 : Grenoble lllll Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

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