SAISON 10 | 11 LE TRIOMPHE DE L'AMOUR


LE TRIOMPHE DE L'AMOUR
Il souffle comme un grand vent de liberté dans Le Triomphe de l’amour. Tout s’y passe autrement que ne le voudraient les conventions. Une princesse n’en fait qu’à sa tête, un frère et une sœur vivent ensemble, en « sauvages », élevant en cachette un beau jeune homme… Rien ne résiste à Léonide, princesse de Sparte bien décidée à séduire le bel Agis, éduqué loin du monde, dans la haine de l’amour, par le philosophe Hermocrate et sa sœur Léontine. Pour le conquérir, Léonide est prête à tout : se déguiser en homme tout comme séduire au passage le vieux sage et sa sœur. Au final, l’amour triomphe de tout même des philosophes austères tandis qu’au milieu de tout cela, les valets s’en donnent à cœur joie, ressorts élastiques des entreprises de Léonide.
NOTE D'INTENTION
Longtemps oubliée, Le Triomphe de l’amour doit sa résurrection à Jean Vilar qui en fit une mise en scène mémorable en 1956. Depuis la pièce, certainement l’une des plus brillantes de Marivaux, est régulièrement montée. Après La Trilogie de l’errance et Le Grenier, Jacques Osinski revient en terre classique, une terre qu’il connaît bien pour avoir monté Molière, Shakespeare et (déjà) Marivaux. Ici, pour la première fois, et c’est assez rare pour être souligné, c’est une femme qui mène la danse. « Dom Juan au féminin », tornade d’humour et de grâce, elle est pour le metteur en scène « une joueuse lâchée au milieu de personnages endormis ». L’un après l’autre, elle les éveille et les révèle à eux-mêmes.
Pour célébrer ce surgissement de la vie, Jacques Osinski a fait appel à des comédiens de haute volée : Aline Le Berre, Maud Le Grévellec, Alice Le Strat, Rémy Roubakha, Stanislas Sauphanor, Arnaud Simon. C’est ce qu’on appelle l’esprit de troupe… A eux tous, dans un décor de jardin exotique cerclé de murs noirs, ils composent un rêve insolent et moqueur, une fable qui nous rappelle à tous de ne pas toujours être sages. Ils célèbrent le triomphe de la vie.
Pour célébrer ce surgissement de la vie, Jacques Osinski a fait appel à des comédiens de haute volée : Aline Le Berre, Maud Le Grévellec, Alice Le Strat, Rémy Roubakha, Stanislas Sauphanor, Arnaud Simon. C’est ce qu’on appelle l’esprit de troupe… A eux tous, dans un décor de jardin exotique cerclé de murs noirs, ils composent un rêve insolent et moqueur, une fable qui nous rappelle à tous de ne pas toujours être sages. Ils célèbrent le triomphe de la vie.
MARIVAUX
On sait peu de choses de la vie privée de Marivaux, né le 4 février 1688 à Paris. On peut cependant déduire de son éloge par d’Alembert qu’il fut un homme singulier, doux, susceptible et honnête. Son père était contrôleur de la Monnaie. Il fit des études de droit et épousa, en 1717, Colombe Bollogne qui lui apporta un modeste bien, perdu dans la crise de Law. De leur union naît une fille Colombe-Prospère qui entre en religion en 1745. Veuf dès 1723, il habite avec Mademoiselle de Saint-Jean à partir de 1744 mais ne l’épouse pas. C’est par défi et sans prétention qu’il écrivit, en 1712, sa première comédie Le Père prudent et équitable. Vinrent ensuite plusieurs romans parodiques et burlesques (Pharsamon ou les Nouvelles Folies romanesques, Télémaque travesti…) Marivaux se range résolument du côté des Modernes. En 1720, il aborde sérieusement le théâtre et présente deux pièces sur les deux scènes officielles : la comédie allégorique L’Amour et la Vérité au Théâtre italien, la tragédie Annibal au Théâtre français. La réussite de sa seconde comédie Arlequin poli par l’amour, donnée aux Italiens, lui montre la voie. Il alterne désormais les pièces pour les deux théâtres. Cependant Marivaux préfère le jeu de la troupe italienne de Luigi Riccoboni. C’est avec celle-ci, avec la comédienne Silvia et avec l’Arlequin Thomassin qu’il connaît ses plus grands succès. Marivaux, qui n’aimait guère Molière et ne s’en cachait pas, apporte au théâtre un ton nouveau. Pour la première fois les obstacles à l’amour ne sont plus à l’extérieur mais à l’intérieur des protagonistes. Outre son théâtre, Marivaux écrira aussi deux romans importants, restés inachevés, La Vie de Marianne et Le Paysan parvenu. Analyste du cœur, Marivaux était également et peut-être surtout un excellent observateur de son temps. Sa liberté s’exprime dans les articles qu’il donne au Mercure de France ainsi que dans les trois journaux qu’il crée lui-même : Le Spectateur français (1721-1724), imité du Spectator anglais d’Addison et Steele, L’Indigent philosophe (1721), Le Cabinet du philosophe (1734). Il entre à l’Académie française en 1742. Observateur amusé et lucide, profond et pertinent, en prise directe avec le monde de son temps, Marivaux meurt en 1763. Toute sa vie, il rechercha l’expression de la vérité. De là vient sans doute ce style si particulier qu’on qualifia d’emblée et péjorativement de « marivaudage » et qui n’était autre qu’une manière de chercher à dire les choses au plus juste. Quelque peu dédaigné par ses contemporains, Marivaux trouve sa place au XXe siècle : parmi les plus grands.
DISTRIBUTION
De Marivaux lllll Mise en scène de Jacques Osinski lllll Dramaturgie Marie Potonet lllll Avec Julien Allouf | Aline Le Berre | Maud Le Grévellec | Alice Le Strat | Rémy Roubakha | Stanislas Sauphanor | Arnaud Simon lllll Scénographie Lionel Acat lllll Costumes Christophe Ouvrard lllll Lumières Catherine Verheyde lllll Collaboration artistique Alexandre Plank lllll Construction du décor Ateliers du CDNA lllll Réalisation des costumes Ateliers du CDNA
Production Centre dramatique national des Alpes – Grenoble lllll Coréalisation MC2 : Grenoble / Théâtre de l’Ouest Parisien – Boulogne-Billancourt
Production Centre dramatique national des Alpes – Grenoble lllll Coréalisation MC2 : Grenoble / Théâtre de l’Ouest Parisien – Boulogne-Billancourt