SAISON 09 | 10 LE GRENIER
“Quand nous étions enfants, mon frère et moi nous voulions construire une machine à voyager dans le temps pour tout voir. ”
“Quand nous étions enfants, mon frère et moi nous voulions construire une machine à voyager dans le temps pour tout voir. ”
LE GRENIER
Un jour, un jeune homme décide de tout arrêter. Il se retire du monde et s’enferme dans un “grenier”, ne communiquant plus que par l’intermédiaire d’internet. Il finit par se suicider. Son frère aîné enquête, à la recherche du constructeur du grenier. Alors défilent dans ce lieu improbable et confiné qu’est le grenier toute une série de personnages, qui sont comme le reflet de la société japonaise mais aussi des rêves de l’humanité.
En partant du phénomène réel des “hikikomori”, ces adolescents ou jeunes adultes japonais qui, se sentant accablés par la pression exercée par la société japonaise, réagissent en s’isolant de celle-ci, Yôji Sakaté tisse une fable puissante. Miroir de la société japonaise, la pièce dépasse l’aspect purement sociologique pour toucher à l’humain, au rêve et à l’universel. Elle offre un regard différent sur un monde qui est aussi le nôtre. Comment vivre dans un monde dont la dureté confine à l’absurde ? En prenant le parti d’en rire semble répondre Sakaté. Le grenier est traversé d’un humour acéré et lucide, un humour japonais qui fait parfois penser au film de Shohei Imamura, L’anguille.
En partant du phénomène réel des “hikikomori”, ces adolescents ou jeunes adultes japonais qui, se sentant accablés par la pression exercée par la société japonaise, réagissent en s’isolant de celle-ci, Yôji Sakaté tisse une fable puissante. Miroir de la société japonaise, la pièce dépasse l’aspect purement sociologique pour toucher à l’humain, au rêve et à l’universel. Elle offre un regard différent sur un monde qui est aussi le nôtre. Comment vivre dans un monde dont la dureté confine à l’absurde ? En prenant le parti d’en rire semble répondre Sakaté. Le grenier est traversé d’un humour acéré et lucide, un humour japonais qui fait parfois penser au film de Shohei Imamura, L’anguille.
NOTE D'INTENTION
Lieu unique, symbolique, le grenier est comme un trait d’union qui se balade dans toutes les strates de la société. Il est tout à la fois angoissant et ludique, c’est une boîte dans laquelle il est impossible pour les acteurs de se tenir debout, une boîte dans laquelle on peut entrer par le haut, par le bas, par les côtés… Le grenier est un espace réduit, concret. En même temps, il ouvre un imaginaire. Il est toujours le même et toujours changeant, comme un jouet d’enfant, comme une boîte transformée en jouet par un enfant. Il est d’ailleurs le lieu de l’enfance, le lieu de tous les possibles, le lieu des “on dirait que”… Par la grâce de l’imagination, le lieu de l’enfermement devient un formidable terrain de jeu.
Dans ce drôle d’espace, huit comédiens qui se connaissent bien s’amusent. Ils assument ensemble avec énergie les multiples rôles de la pièce. Il s’agit pour chacun d’entre eux de faire exister les individus au sein d’un ensemble plus puissant, un ensemble qui les absorbe et leur donne en même temps la possibilité d’exister, celui du groupe. A leurs côtés, un musicien recrée les bruits de la vie, unissant les solitudes. Paradoxalement les personnages ne sont jamais seuls dans Le Grenier. Lointains cousins du Bartleby de Melville, les hikikomori tentent de refuser le monde. Mais le monde se rappelle sans cesse à leur bon souvenir…
Dans ce drôle d’espace, huit comédiens qui se connaissent bien s’amusent. Ils assument ensemble avec énergie les multiples rôles de la pièce. Il s’agit pour chacun d’entre eux de faire exister les individus au sein d’un ensemble plus puissant, un ensemble qui les absorbe et leur donne en même temps la possibilité d’exister, celui du groupe. A leurs côtés, un musicien recrée les bruits de la vie, unissant les solitudes. Paradoxalement les personnages ne sont jamais seuls dans Le Grenier. Lointains cousins du Bartleby de Melville, les hikikomori tentent de refuser le monde. Mais le monde se rappelle sans cesse à leur bon souvenir…
YÔJI SAKATE
Yôji Sakate est né à Okayama (Japon) en 1962. Diplômé en littérature de l’université Keiô de Tokyo, il fonde la compagnie théâtrale Rinkôgun en 1983. Depuis, il a écrit et dirigé la plupart des pièces jouées par sa compagnie. Encensé par la critique pour son regard affûté et journalistique sur la Japon actuel ainsi que pour la richesse de sa technique théâtrale, Yôji Sakate est un auteur prolifique dont les pièces explorent principalement les problèmes sociaux contemporains de son pays. Plusieurs de ses pièces ont déjà été jouées hors du Japon, aux Etats-Unis, en Australie et en Allemagne. Yôji Sakate est également vice-président de l’Association Japonaise des Metteurs en scène de Théâtre.
Son travail de metteur en scène et de dramaturge a été récompensé par de nombreux prix, notamment :
- Prix d’art dramatique Kunio Kishida pour Breathless, les sacs poubelles de Tokyo en 1991
- Prix Yomiuri du meilleur dramaturge pour L’Empereur et le baiser en 2000
- Prix d’art dramatique Kinokuniya pour Abe Sada et Mutsuo en 2002
- Prix de dramaturgie Namboku Tsuruya pour La chute de Boddhidharma
- Prix Asahi des arts de la scène
- Prix spécial du jury du grand prix de dramaturgie Yomiuri.
Pour Le grenier, il obtient lors de sa parution en 2002 le Prix Yomiuri du meilleur dramaturge.
Son travail de metteur en scène et de dramaturge a été récompensé par de nombreux prix, notamment :
- Prix d’art dramatique Kunio Kishida pour Breathless, les sacs poubelles de Tokyo en 1991
- Prix Yomiuri du meilleur dramaturge pour L’Empereur et le baiser en 2000
- Prix d’art dramatique Kinokuniya pour Abe Sada et Mutsuo en 2002
- Prix de dramaturgie Namboku Tsuruya pour La chute de Boddhidharma
- Prix Asahi des arts de la scène
- Prix spécial du jury du grand prix de dramaturgie Yomiuri.
Pour Le grenier, il obtient lors de sa parution en 2002 le Prix Yomiuri du meilleur dramaturge.
DISTRIBUTION
De Yôji Sakate lllll Mise en scène Jacques Osinski lllll Traduction Corinne Atlan lllll Assistant à la mise en scène Alexandre Plank lllll Scénographie Lionel Acat lllll Costumes Christophe Ouvrard lllll Lumières Catherine Verheyde lllll Musique Dayan Korolic [Dayan Korolic sur Myspace | Moonsonic sur Myspace] lllll Avec Vincent Berger, Elisabeth Catroux, Frédéric Cherboeuf, Agathe Le Bourdonnec, Alice Le Strat, Pierre Moure, Rémy Roubackha, Stanislas Sauphanor, Dayan Korolic lllll Construction des décors et réalisation des costumes Ateliers du CDNA lllll Pièce traduite à l’initiative et avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, Centre international de la traduction théâtrale, Montpellier lllll La première lecture de cette pièce en français a eu lieu à Grenoble le 29 mai 2008 lors du festival Regards Croisés, à l’initiative du comité de lecture de théâtre contemporain Troisième Bureau.
Production Centre dramatique national des Alpes - Grenoble lllll Coréalisation Théâtre du Rond Point | MC2: Grenoble lllll Avec la participation du Jeune Théâtre National
Production Centre dramatique national des Alpes - Grenoble lllll Coréalisation Théâtre du Rond Point | MC2: Grenoble lllll Avec la participation du Jeune Théâtre National
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