SAISON 09 | 10 UN FILS DE NOTRE TEMPS


UN FILS DE NOTRE TEMPS
C’est une histoire simple, racontée à la première personne, celle d’un jeune homme touchant et généreux, un jeune homme des années 1930 qui, confronté à son absence d’avenir, se jette dans l’idée de patrie, qui, croyant trouver une famille, s’engage dans l’armée...
“Il faut que j’écrive ce livre, ça urge, ça urge ! Je n’ai pas le temps de lire de gros livres, car je suis pauvre, et il me faut travailler pour gagner ma vie, manger, dormir. Moi aussi, je ne suis qu’un fils de notre temps...” écrivait Ödon von Horváth en 1937... Ecrivain sans pays natal, ennemi de tous les nationalismes, il saisit mieux que quiconque ce qui se joue en Europe. Il voit la dégradation imposée par les nazis aux couches populaires de la société qu’ils contraignent à se jeter dans leurs bras pour survivre. Avec Un Fils de notre temps, il affronte la réalité la plus immédiate. « Un pauvre chien de chômeur » croit trouver le repos en s’absorbant dans l’idéologie nazie. La vision fugitive d’une jeune femme au guichet d’un château hanté infléchit un moment le cours de son destin. Mais sa quête de la femme idéale n’empêche pas le crime et la mort. On n’échappe pas à son époque...
“Il faut que j’écrive ce livre, ça urge, ça urge ! Je n’ai pas le temps de lire de gros livres, car je suis pauvre, et il me faut travailler pour gagner ma vie, manger, dormir. Moi aussi, je ne suis qu’un fils de notre temps...” écrivait Ödon von Horváth en 1937... Ecrivain sans pays natal, ennemi de tous les nationalismes, il saisit mieux que quiconque ce qui se joue en Europe. Il voit la dégradation imposée par les nazis aux couches populaires de la société qu’ils contraignent à se jeter dans leurs bras pour survivre. Avec Un Fils de notre temps, il affronte la réalité la plus immédiate. « Un pauvre chien de chômeur » croit trouver le repos en s’absorbant dans l’idéologie nazie. La vision fugitive d’une jeune femme au guichet d’un château hanté infléchit un moment le cours de son destin. Mais sa quête de la femme idéale n’empêche pas le crime et la mort. On n’échappe pas à son époque...
NOTE D'INTENTION
Après une jolie tournée en Isère, le spectacle vient poser ses valises à la MC2 et prendre la place qui lui revient dans la Trilogie de l’errance. Dans une maisonnette tour à tour magique et inquiétante, Alice Le Strat joue avec humour l’éternel féminin tandis que David Migeot regarde le public droit dans les yeux. Ils portent avec force et poésie un texte qui résonne avec acuité à nos oreilles contemporaines. Le besoin de réponse du héros perdu dans un monde qui ne lui fait pas de place, son besoin de cadre, son besoin d’une famille, la violence du chômage et de la pauvreté nous tendent un miroir troublant.
LA PRESSE
“L’histoire de ce jeune chômeur allemand, candide devenu soldat, qui réalise combien une idéologie cruelle lui a volé sa vie, a tenu en haleine la salle dans un silence recueilli. Un désarroi magnifié par un texte limpide, sans maniérisme, pour un moment très fort de théâtre salué par une ovation.”
Le Dauphiné Libéré
Le Dauphiné Libéré
ÖDON VON HORVATH
Ödon von Horváth : “Je n’ai pas de pays natal et bien entendu je n’en souffre aucunement. Je me réjouis au contraire de ce manque d’enracinement, car il me libère d’une sentimentalité inutile…”. Né en 1901 dans une famille noble et voyageuse, hongrois de langue et de culture allemande, Ödon von Horváth perçoit dès 1927 les périls qui menacent l’Allemagne. En 1927, il s’installe à Berlin. Il écrit le Funiculaire et Sladek, soldat de l’armée noire. En 1931, il reçoit le prix Kleist, la plus haute récompense littéraire de l’époque, pour Légendes de la forêt viennoise. Certains critiques le prennent violemment à partie. En 1933, il est interdit sur les scènes allemandes. Il quitte l’Allemagne et s’installe à Vienne. Son roman Jeunesse sans Dieu est publié chez l’éditeur des exilés Allert de Lange à Amsterdam. Très vite, il est traduit en huit langues. Son dernier roman, Un fils de notre temps, paraît à Amsterdam en 1938. Après l’entrée des troupes allemandes en Autriche, Horváth prend définitivement le chemin de l’exil. Il meurt le 1er juin 1938.
DISTRIBUTION
De Ödon von Horváth ||||| Mise en scène Jacques Osinski ||||| Traduction Rémy Lambrechts ||||| Avec David Migeot | Alice Le Strat ||||| Scénographie Lionel Acat ||||| Costumes Christophe Ouvrard ||||| Lumières Catherine Verheyde ||||| Construction des décors Atelier du CDNA ||||| Réalisation des costumes Atelier du CDNA
Production Centre dramatique national des Alpes - Grenoble ||||| Coréalisation MC2: Grenoble ||||| Avec la participation du Théâtre Jean Vilar / Scène Rhône-Alpes
Production Centre dramatique national des Alpes - Grenoble ||||| Coréalisation MC2: Grenoble ||||| Avec la participation du Théâtre Jean Vilar / Scène Rhône-Alpes