SAISON 2009-2010
ÉDITO
Alors qu’une nouvelle saison commence, on ne peut s’empêcher de regarder celle qu’on vient de laisser derrière soi. Lorsque je me retourne, je vois le fruit du travail accumulé. Les graines que nous avons semées avec les membres du collectif artistique ont germé… le bilan de l’année passée est plein de promesses : quatre créations, près de vingt mille spectateurs à Grenoble et en tournée, les débuts séduisants d’Entrée Libre… Nous avons fait de belles rencontres avec le public.
La saison 2009-2010 profitera, je crois, de cet élan. Elle s’annonce belle et jeune, prête à empoigner le monde. Avec la Trilogie de l’errance, qui me tient particulièrement à cœur, je tenterai de regarder le monde en face. Trois pièces la composent : Woyzeck de Georg Büchner, que nous avons déjà présenté l’an passé, Un Fils de notre temps d’Ödon von Horváth et Dehors devant la porte, unique et étonnante pièce de Wolfgang Borchert. Elles ont en commun d’avoir été écrites par des auteurs jeunes, qui ne craignaient pas d’affronter le présent et d’écrire avec la réalité la plus immédiate.
Cette réalité, Yôji Sakaté, la regarde avec lucidité et humour, dans Le Grenier, pièce qui dresse à sa manière, profonde et spirituelle, un état des lieux de la société japonaise contemporaine et nous renvoie de manière plus universelle à nos sociétés déshumanisées. La pièce sera créée pour la première fois en français. Je suis heureux d’en être le metteur en scène. Sakaté absorbe la réalité avec tant de force qu’il l’emmène aux confins de l’absurde. L’imagination, semble-t-il nous dire, sera notre seule échappatoire…
De rêve et de réalité, il en sera encore une fois question avec les deux jeunes metteurs en scène que nous accueillerons cette année. Benjamin Moreau, déjà bien connu du public grenoblois, s’emparera d’un monument du théâtre, le très bel Amphitryon de Kleist inspiré de Molière, formidable méditation sur la dualité et la rivalité désespérée des dieux et des hommes.
Marie Potonet, qui est membre du collectif artistique, nous proposera, elle, sa vison de la Petite Sirène d’Andersen. Ce spectacle sera pour nous l’occasion d’une belle rencontre puisque, pour l’occasion, le CDNA et le CCNG se sont associés : le prince dont rêve cette petite sirène dansera sur des chorégraphies de Jean-Claude Gallotta…
Rêver d’un autre monde pour mieux affronter la réalité, voilà un beau programme de théâtre…
Jacques Osinski
ÉDITO
Alors qu’une nouvelle saison commence, on ne peut s’empêcher de regarder celle qu’on vient de laisser derrière soi. Lorsque je me retourne, je vois le fruit du travail accumulé. Les graines que nous avons semées avec les membres du collectif artistique ont germé… le bilan de l’année passée est plein de promesses : quatre créations, près de vingt mille spectateurs à Grenoble et en tournée, les débuts séduisants d’Entrée Libre… Nous avons fait de belles rencontres avec le public.
La saison 2009-2010 profitera, je crois, de cet élan. Elle s’annonce belle et jeune, prête à empoigner le monde. Avec la Trilogie de l’errance, qui me tient particulièrement à cœur, je tenterai de regarder le monde en face. Trois pièces la composent : Woyzeck de Georg Büchner, que nous avons déjà présenté l’an passé, Un Fils de notre temps d’Ödon von Horváth et Dehors devant la porte, unique et étonnante pièce de Wolfgang Borchert. Elles ont en commun d’avoir été écrites par des auteurs jeunes, qui ne craignaient pas d’affronter le présent et d’écrire avec la réalité la plus immédiate.
Cette réalité, Yôji Sakaté, la regarde avec lucidité et humour, dans Le Grenier, pièce qui dresse à sa manière, profonde et spirituelle, un état des lieux de la société japonaise contemporaine et nous renvoie de manière plus universelle à nos sociétés déshumanisées. La pièce sera créée pour la première fois en français. Je suis heureux d’en être le metteur en scène. Sakaté absorbe la réalité avec tant de force qu’il l’emmène aux confins de l’absurde. L’imagination, semble-t-il nous dire, sera notre seule échappatoire…
De rêve et de réalité, il en sera encore une fois question avec les deux jeunes metteurs en scène que nous accueillerons cette année. Benjamin Moreau, déjà bien connu du public grenoblois, s’emparera d’un monument du théâtre, le très bel Amphitryon de Kleist inspiré de Molière, formidable méditation sur la dualité et la rivalité désespérée des dieux et des hommes.
Marie Potonet, qui est membre du collectif artistique, nous proposera, elle, sa vison de la Petite Sirène d’Andersen. Ce spectacle sera pour nous l’occasion d’une belle rencontre puisque, pour l’occasion, le CDNA et le CCNG se sont associés : le prince dont rêve cette petite sirène dansera sur des chorégraphies de Jean-Claude Gallotta…
Rêver d’un autre monde pour mieux affronter la réalité, voilà un beau programme de théâtre…
Jacques Osinski
LE CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL DES ALPES
La particularité de cette structure est de s’inscrire au sein de la MC2 : Grenoble dirigée par Michel Orier et de cohabiter avec deux autres centres de créations : le Centre Chorégraphique National de Grenoble dirigé par Jean-Claude Gallotta et les Musiciens du Louvre•Grenoble dirigé par Marc Minkowski. Cet ensemble constitue un pôle culturel exceptionnel d’une grande richesse artistique.
Le CDNA jouit en outre d’un outil remarquable : une salle de répétition, des ateliers décors et costumes qui lui permet d’assumer ses créations de bout en bout. Cela mérite d’être souligné.
Le CDNA jouit en outre d’un outil remarquable : une salle de répétition, des ateliers décors et costumes qui lui permet d’assumer ses créations de bout en bout. Cela mérite d’être souligné.
LE PROJET DE JACQUES OSINSKI
Le projet artistique de Jacques Osinski pour le Centre dramatique national des Alpes a pour objet de faire du CDNA un espace de création dynamique à l’identité renforcée. Il se fonde sur la présence d’un collectif artistique ainsi que sur une meilleure mise en valeur des équipements et sur une synergie avec la MC2, le Centre Chorégraphique National de Grenoble et les Musiciens du Louvre • Grenoble. Il s’agit de permettre à la création artistique d’être à la source d’un véritable mouvement en direction des publics aboutissant à l’établissement d’un lien durable ainsi qu’à un véritable rayonnement dans la ville, dans la région et au niveau national.
La programmation s’appuiera sur la création de grandes œuvres du répertoire et sur la découverte de textes plus contemporains, alternativement joués pour de longues séries de représentations à Grenoble, puis repris en tournée dans le département et dans toute la France. Chaque saison sera rythmée par trois spectacles (dont un d’un metteur en scène invité) et des rendez-vous réguliers de lectures de textes contemporains.
La programmation s’appuiera sur la création de grandes œuvres du répertoire et sur la découverte de textes plus contemporains, alternativement joués pour de longues séries de représentations à Grenoble, puis repris en tournée dans le département et dans toute la France. Chaque saison sera rythmée par trois spectacles (dont un d’un metteur en scène invité) et des rendez-vous réguliers de lectures de textes contemporains.